Gestion de projet : 23 méthodes pour bien s’organiser

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Des technologies de l’information au marketing, des équipes opérant dans un large éventail de secteurs et de disciplines s’appuient sur des méthodologies de gestion de projet pour obtenir des résultats pour leur organisation.

Bien que les méthodes de gestion de projet soient largement utilisées, il n’existe pas de solution unique. Au contraire, il existe des dizaines de façons différentes de gérer les projets. Si vous souhaitez préparer le terrain pour la réussite de votre projet tout en veillant à ce que votre temps et vos ressources soient utilisés efficacement, il est essentiel que vous choisissiez le bon cadre de gestion.

Dans cette optique, voici un aperçu de 23 des meilleures méthodologies de gestion de projet. Grâce à ces informations, vous serez en mesure d’identifier l’approche qui convient le mieux à votre entreprise.

Qu’est-ce qu’une méthodologie de gestion de projet ?

Une méthode de gestion de projet est un ensemble d’outils et de lignes directrices qui vous aident à organiser des projets de manière à en optimiser l’efficacité et les performances.

Plus précisément, une méthode de gestion de projet donnée vous aide à gérer plus facilement un projet en fournissant une série d’étapes et de principes reproductibles. L’objectif de tout cadre est de promouvoir la collaboration, d’accroître l’efficacité opérationnelle, de respecter le budget du projet et d’améliorer la qualité du produit final.

23 méthodologies de gestion de projet populaires

Bien qu’il existe de nombreuses méthodologies de gestion de projet, les suivantes sont parmi les plus connues.

1. La méthode en cascade

modèle en cascade

Également appelée cycle de vie du développement logiciel (SDLC), la méthode Waterfall est une approche linéaire de la gestion de projet. Dans cette méthode, chaque phase de travail « s’enchaîne » à la suivante.

Dans cette approche, les chefs de projet relient chaque tâche à la précédente par une dépendance, ce qui signifie que les équipes ne peuvent pas passer au travail suivant tant qu’elles n’ont pas traité les tâches en suspens. Cette approche favorise la collaboration et permet à l’équipe de rester concentrée sur la tâche à accomplir.

Qui devrait l’utiliser ? En raison du caractère approfondi et détaillé de la méthode Waterfall, cette technique convient mieux aux grandes équipes travaillant sur des projets de grande envergure impliquant plusieurs clients et parties prenantes.

2. La méthodologie Agile

méthode agile

La méthodologie Agile est l’un des cadres de gestion de projet les plus utilisés, dépassant même la méthodologie Waterfall en termes de popularité. Cependant, il ne s’agit pas d’une méthodologie formelle, mais d’un principe qui met l’accent sur la vitesse, l’agilité, la collaboration et les processus itératifs. En règle générale, les équipes appliquent le concept Agile à une méthodologie de gestion de projet spécifique, telle que Kanban, Scrum, Crystal ou Extreme Programming.

Il se peut que vous trouviez que l’utilisation d’une approche hybride combinant Agile et un autre cadre constitue la meilleure stratégie de gestion de projet pour votre équipe. Il est donc important d’utiliser un logiciel de gestion de projet flexible, capable de gérer une variété de méthodes, y compris un cadre Agile unique ou des techniques multiples.

À qui s’adresse ce logiciel ? Les équipes de marketing sont attirées par la méthode Agile, qui offre plus de souplesse et favorise la créativité que les cadres plus rigides tels que Waterfall.

3. La méthodologie Kanban

méthodologie kanban

La méthodologie Kanban utilise un « tableau Kanban » pour visualiser les projets en attente. Les équipes agiles utilisent fréquemment le cadre Kanban pour suivre l’avancement du projet et éviter les goulets d’étranglement.

Traditionnellement, les chefs de projet construisaient les tableaux Kanban à l’aide d’éléments physiques, tels que des tableaux d’affichage ou des tableaux blancs. Aujourd’hui, les tableaux Kanban sont créés à l’aide d’outils numériques qui permettent aux utilisateurs de faire glisser les tâches d’une colonne à l’autre au fur et à mesure que l’équipe les accomplit.

Kanban est une méthodologie très peu définie, ce qui signifie que les équipes peuvent l’adapter à leurs besoins. Cette caractéristique en fait un excellent complément à la méthode Agile.

Qui devrait l’utiliser ? Kanban convient aux équipes de toute taille, en particulier si le groupe est composé de travailleurs hybrides ou à distance.

4. Méthodologie Scrum

De courtes périodes de travail appelées « sprints » sont un élément fondamental de la méthodologie Scrum. Chaque sprint dure une à deux semaines et implique une équipe de 10 personnes au maximum.

Les sprints sont dirigés par un maître de stage, qui a pour tâche de diriger les réunions quotidiennes, de superviser les sprints et les rétrospectives de sprints (récapitulation du travail), et de présenter des démonstrations aux parties prenantes. Comme Kanban, la méthodologie Scrum est souvent utilisée avec les principes Agile.

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Qui devrait l’utiliser ? Toute équipe qui utilise ou a envisagé d’adopter les principes agiles devrait essayer la méthodologie Scrum.

5. La méthode du chemin critique

La méthode du chemin critique (CPM) est un cadre permettant d’identifier et de planifier les tâches clés d’un projet à long terme. Les gestionnaires de projet utilisent la méthode du chemin critique pour créer des dépendances entre les tâches, identifier les objectifs du projet et suivre les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs.

La fonction principale de ce cadre est d’aider les gestionnaires à planifier les étapes et les produits livrables afin qu’ils puissent respecter les échéances importantes.

À qui s’adresse ce cadre ? Le cadre CPM convient mieux aux équipes de petite et moyenne taille. Son approche simpliste peut ne pas convenir à des projets complexes.

6. Méthodologie de gestion de projet allégée

La méthodologie de gestion de projet Lean donne la priorité à l’élimination des gaspillages grâce à son cadre simple.

Dans le cadre de la méthodologie Lean traditionnelle, popularisée par Motorola et Toyota, le « gaspillage » se référait aux matériaux physiques. Aujourd’hui, le gaspillage désigne toute pratique qui consomme des ressources sans apporter de valeur ajoutée, toute tâche qui sollicite excessivement les ressources existantes (y compris les membres de l’équipe) ou la surproduction en général.

À qui s’adresse cette méthode ? Le Lean est une excellente méthodologie pour les équipes qui rencontrent fréquemment des problèmes d’efficacité. L’utilisation de la méthode Lean pour réduire les déchets aura un impact majeur sur les grandes entreprises, mais elle peut également être bénéfique pour les organisations plus petites.

7. Méthodologie Six Sigma

Six Sigma est principalement utilisé à des fins de gestion de la qualité. Il ne s’agit pas d’une méthodologie au sens traditionnel du terme, mais plutôt d’une philosophie visant à soutenir l’amélioration continue des procédures et à éliminer les défauts des produits.

Six Sigma est souvent combiné avec le cadre Agile ou la méthodologie Lean. Ces hybrides sont connus sous les noms de Agile Six Sigma et Lean Six Sigma, respectivement.

Qui devrait l’utiliser ? Six Sigma s’adresse aux organisations qui comptent au moins plusieurs centaines d’employés et qui souhaitent éliminer les gaspillages des projets afin d’accroître la rentabilité.

8. Méthodologie de gestion de projet à chaîne critique

La méthodologie de gestion de projet à chaîne critique (CCPM) est une variante plus détaillée de la CPM. En plus de fournir une ventilation de chaque élément de travail, la méthode CCPM fixe également des contraintes de temps spécifiques pour chaque tâche.

La CCPM met en évidence le dépassement du temps alloué à une tâche. Ce cadre intègre également des principes de nivellement des ressources, qui permettent de résoudre rapidement les charges de travail importantes en répartissant les tâches au sein de l’équipe.

À qui s’adresse ce cadre ? Le CCPM peut être une bonne option pour les petites comme pour les grandes équipes et il est particulièrement efficace pour résoudre les problèmes d’efficacité des projets.

9. Méthodologie de la chaîne d’événements

La méthodologie de la chaîne d’événements (ECM) reconnaît qu’un certain nombre d’événements ou de facteurs extérieurs peuvent avoir un impact sur l’avancement d’un projet.

L’ECM s’efforce de prendre en compte et de gérer ces facteurs afin que les chefs de projet puissent respecter les échéances importantes et le budget. Lorsque des obstacles inévitables surgissent au cours du cycle de vie du projet, les responsables peuvent mettre à jour leur stratégie ECM en fonction des besoins afin de rester sur la bonne voie.

À qui s’adresse cet outil ? Les équipes qui ont eu du mal à respecter les délais ou dont les projets ont déraillé en raison de facteurs externes peuvent envisager d’utiliser le cadre ECM.

10. Méthodologie de programmation extrême

La méthodologie Extreme Programming (XP) est conçue pour des projets au rythme rapide et soumis à des délais stricts. XP se caractérise par des cycles de développement courts et un grand nombre de versions. Cette approche optimise la productivité et permet d’obtenir des résultats rapides.

Les valeurs fondamentales de XP sont le retour d’information, le respect, la communication, la simplicité et le courage. Le cadre encourage les membres de l’équipe à prendre des risques calculés et à poursuivre les objectifs du projet.

Qui peut l’utiliser ? Le cadre de programmation extrême peut être appliqué avec succès à des équipes de petite ou moyenne taille confrontées à des délais serrés. Il convient toutefois de l’utiliser avec parcimonie, car la nature rigoureuse de la méthode peut conduire à l’épuisement professionnel.

11. Méthodologie Crystal

Comme le cadre Agile, la méthodologie Crystal met l’accent sur les membres de l’équipe, et non sur les processus et les outils. En donnant la priorité aux interactions entre les individus, Crystal favorise la collaboration et l’esprit d’équipe afin d’optimiser la productivité.

La méthodologie Crystal attribue des périodes de temps définies à chaque cycle de travail. Après chaque cycle, le chef de projet recueille les commentaires de l’équipe et procède à des ajustements pour éviter les goulets d’étranglement.

À qui s’adresse cette méthode ? La méthodologie Crystal convient aux petites équipes qui souhaitent disposer d’un cadre léger et personnalisable.

12. Méthodologie de développement axé sur les fonctionnalités

La méthodologie FDD (Feature Driven Development) s’inspire également fortement du cadre Agile. La méthode FDD fonctionne par rotations répétitives tout en donnant la priorité aux caractéristiques que le client souhaite voir figurer dans le produit final.

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La méthodologie FDD comprend cinq étapes :

  • Développer un modèle ;
  • Établir une liste de fonctionnalités ;
  • Planifier par fonctionnalité ;
  • Concevoir par fonctionnalité ;
  • Construire par fonctionnalité.

Après chaque rotation, l’équipe répète les étapes ci-dessus pour optimiser le produit final et ajouter les fonctionnalités indispensables.

À qui s’adresse cette méthode ? La méthodologie FDD convient bien aux équipes qui ont tendance à travailler avec des clients très impliqués.

13. Méthode de développement des systèmes dynamiques

La méthode de développement des systèmes dynamiques (DSDM) intègre également de nombreux principes agiles. Toutefois, elle se distingue par le fait que les exigences en matière de délais, de qualité et de coûts doivent être définies avant le début des travaux.

Une fois le travail entamé, le cadre de la DSDM classe les tâches par ordre de priorité en quatre catégories : les « must », les « should », les « could » et les « won’t-haves ». Les tâches peuvent être reclassées pour respecter les délais du projet.

Qui devrait l’utiliser ? DSDM est une bonne solution pour les équipes qui souhaitent bénéficier de la flexibilité de la méthode Agile, mais qui doivent également définir des contraintes de coût, de qualité et de temps dans le cahier des charges du projet.

14. Méthodologie de développement de logiciels adaptatifs

Comme son nom l’indique, la méthodologie de développement de logiciels adaptatifs est conçue pour les développeurs de technologies. Elle reconnaît que les processus doivent être adaptés et modifiés en permanence pour s’aligner sur le travail à accomplir.

La méthode de développement adaptatif de logiciels repose sur trois étapes cycliques : spéculer (planifier), collaborer (équilibrer les facteurs externes changeants et le travail) et apprendre (recueillir les réactions et mettre en œuvre les changements).

Qui devrait l’utiliser ? Ce cadre devrait être utilisé par les équipes de développement de logiciels qui ont besoin d’un ensemble de processus relativement simples mais adaptables pour faciliter l’achèvement du projet.

15. Méthodologie du processus unifié rationnel

Le Rational Unified Process (RUP) se compose de trois éléments fondamentaux – les rôles (qui sont impliqués dans un projet), les produits de travail (ce qui est créé) et les tâches (unités de travail assignées à un rôle).

Le RUP comporte également quatre phases : la création (développement d’une idée de projet brute et évaluation de sa viabilité), l’élaboration (définition d’objectifs de projet clairs et identification des ressources nécessaires), la construction (achèvement du projet de développement de logiciel) et la transition (tests bêta, collecte des réactions et optimisation de l’expérience utilisateur).

Qui devrait l’utiliser ? La méthodologie Rational Unified Process est bien adaptée à la gestion de petits projets et à l’organisation d’équipes compactes. En raison de sa nature simpliste, il peut être difficile de l’adapter à des projets plus importants, au niveau de l’entreprise, qui impliquent des équipes plus grandes et de multiples parties prenantes.

16. PRINCE2 – Méthodologie des projets en environnement contrôlé

La méthodologie PRINCE2 (PRojects IN Controlled Environments) a été développée par le gouvernement britannique. Basée sur la méthodologie Waterfall, PRINCE2 comprend sept principes fondamentaux :

  • Démarrer le projet
  • Diriger le projet
  • Lancer le projet
  • Contrôler le projet
  • Gérer la livraison du projet
  • Gérer les limites de l’étape
  • Clôture du projet

En raison de sa rigidité, il convient mieux aux projets de grande envergure et à gros budget qu’aux projets plus rapides.

Qui devrait l’utiliser ? PRINCE2 est une excellente approche pour les projets informatiques de grande envergure qui impliquent de nombreuses parties prenantes.

17. La méthodologie Scrumban

En raison du cadre vaguement défini de Kanban, cette méthode peut être – et est souvent – combinée avec Agile. Mais récemment, les chefs de projet ont commencé à combiner Kanban et Scrum, créant ainsi la méthodologie hybride Scrumban.

Scrumban utilise des sprints pour accomplir rapidement les tâches et des réunions fréquentes pour promouvoir la collaboration. Cependant, elle inclut également un tableau de projet pour visualiser le travail et aider les membres de l’équipe à se tenir au courant des échéances à venir.

Qui devrait l’utiliser ? Scrumban peut convenir aux équipes qui ont besoin d’un moyen de visualiser le travail, mais qui aiment le concept de division d’un projet en courtes périodes de travail.

18. Méthodologie du cadre de projet adaptatif

Également appelé « gestion de projet adaptative » (APM), le cadre de projet adaptatif (APF) tient compte des facteurs inconnus qui peuvent apparaître au cours d’un projet. Il est conçu pour aider les équipes à se préparer à l’inattendu et à réagir de manière à ce que le projet reste dans les temps et dans les limites du budget.

La méthodologie du cadre adaptatif de projet comporte cinq phases :

  • Champ d’application du projet
  • Planification du cycle
  • Construction du cycle
  • Point de contrôle du client
  • Examen final

Qui devrait l’utiliser ? La méthodologie du CSA favorise la collaboration avec les parties prenantes et permet de s’assurer qu’elles sont satisfaites des résultats finaux. Elle convient parfaitement si les parties prenantes sont très impliquées.

19. Méthodologie d’introduction de nouveaux produits

La méthodologie d’introduction d’un nouveau produit (NPI) est une stratégie en plusieurs étapes qui permet de faire passer un produit du stade de concept à celui de produit prêt à être commercialisé.

Le cadre NPI implique des évaluations fréquentes tout au long du cycle de vie du projet afin de vérifier qu’il progresse comme prévu. Des représentants de chaque service participeront à ces évaluations, de même que les parties prenantes.

À qui s’adresse cette méthode ? La méthodologie d’introduction d’un nouveau produit est efficace pour gérer de grandes équipes dont les intérêts, les objectifs et les idées peuvent être contradictoires. Les examens fréquents permettent de créer une synergie entre les services et les équipes afin d’obtenir un produit de meilleure qualité.

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20. Méthodologie de la réingénierie basée sur les paquets

La méthodologie PER (Package-Enabled Reengineering) aide les entreprises à réorganiser les processus ou les produits existants.

Il facilite la transformation de l’entreprise en donnant à un ensemble différent de membres de l’équipe l’occasion de redéfinir les processus et les produits livrables des projets antérieurs.

À qui s’adresse cette approche ? Les entreprises devraient utiliser l’approche PER si elles ont besoin de revoir complètement leurs produits, services ou processus de base. Elle n’est pas adaptée à l’optimisation progressive des systèmes existants.

21. Méthodologie de la cartographie des incidences

La cartographie des incidences (CI) met l’accent sur la mesure de l’impact ou des résultats d’un projet plutôt que sur les produits livrables.

Le cadre de la cartographie des incidences a été créé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) afin d’évaluer l’efficacité des projets sociaux. Il est principalement utilisé pour modifier les comportements afin d’atteindre les résultats souhaités.

Qui devrait l’utiliser ? Si la priorité de votre projet est de modifier les comportements plutôt que de produire des résultats, vous devriez envisager d’utiliser la méthodologie de la cartographie des incidences.

22. Méthodologie de développement rapide d’applications

Conçue pour accélérer le développement de logiciels, la méthodologie de développement rapide d’applications (RAD) est basée sur le cadre Agile. Dans ce cadre, les développeurs publient rapidement des itérations de logiciels, recueillent des commentaires et utilisent ces informations pour améliorer le produit livré.

La méthodologie RAD permet aux développeurs de présenter aux clients un modèle fonctionnel (bien qu’imparfait) beaucoup plus tôt. Ils peuvent ainsi recueillir des informations essentielles auprès des parties prenantes et s’assurer que le produit final répond à leurs attentes.

À qui s’adresse cette méthode ? Votre équipe devrait envisager la méthodologie RAD si vous disposez d’une équipe expérimentée de développeurs de logiciels, si vous privilégiez la rapidité et si vous souhaitez que le client reste directement impliqué dans le projet.

23. Méthodologie du corpus de connaissances en gestion de projet

La méthodologie PMBOK (Project Management Body of Knowledge) a été créée par le Project Management Institute. Cet ensemble de principes et de bonnes pratiques décrit les processus de développement de base qui sont indispensables à tout projet. Le cadre décrit cinq phases de gestion de projet, à savoir :

  • Initiation
  • Planification
  • Exécution
  • Performance
  • Clôture

L’un des inconvénients du PMBOK est qu’il n’est pas aussi détaillé que de nombreuses autres méthodes de gestion de projet, ce qui signifie que vous devrez hiérarchiser les tâches par vous-même. Toutefois, la liberté de hiérarchiser les tâches par vous-même peut être avantageuse, par exemple si votre équipe travaille sur des projets non traditionnels ou non linéaires.

Qui devrait l’utiliser ? La méthodologie PMBOK peut servir d’outil de gestion de projet autonome pour les petites équipes travaillant sur des tâches relativement simples. Toutefois, elle doit être associée à un cadre plus complet si vous travaillez sur un projet complexe.

Maintenant que vous connaissez les options qui s’offrent à vous en matière de méthodologies de gestion de projet, il est temps de trouver le cadre qui convient à votre organisation.

Comment choisir une méthode de gestion de projet

De nombreux facteurs se combinent et interagissent pour déterminer la méthode de gestion de projet la mieux adaptée à une équipe et à une organisation particulières. Voici quelques variables à prendre en compte lors de l’exploration de différentes méthodologies :

  • Collaboration avec le client ou la partie prenante : Si un client ou une partie prenante est étroitement impliqué, vous aurez besoin d’un cadre plus souple, car il est probable qu’il suggère des changements de dernière minute. À l’inverse, si votre client n’est que très peu impliqué, un cadre rigide peut fournir l’orientation dont votre équipe a besoin pour accélérer l’efficacité opérationnelle et rationaliser les tâches.
  • Flexibilité : Veillez à ce que votre méthodologie offre la souplesse nécessaire pour que la portée du projet puisse être modifiée après le début des travaux. Certaines méthodes sont suffisamment rigides pour empêcher quiconque, y compris les parties prenantes, de modifier le champ d’application ou les objectifs une fois que les travaux ont commencé. Si vous voulez éviter que le champ d’application ou les objectifs n’évoluent en cours de projet, choisissez une méthode stricte. À l’inverse, des méthodes plus souples permettent à votre équipe de changer de cap, ce qui est bénéfique si vous travaillez avec des objectifs dynamiques.
  • Le calendrier : Si vous travaillez dans des délais serrés, vous avez besoin d’une méthodologie rapide qui permettra à chacun de rester concentré sur sa tâche et d’être informé des échéances à venir. En revanche, si vous donnez la priorité à la qualité du produit et que vous avez la possibilité d’allonger les délais, vous pouvez opter pour une méthodologie de projet moins contraignante.
  • Tolérance au risque : Tout projet comporte un certain degré de risque. Toutefois, les projets de grande envergure et à gros budget comportent beaucoup plus de risques pour votre équipe et l’organisation. Les projets plus modestes offrent souvent une plus grande marge de manœuvre pour explorer des solutions originales. Le choix de la bonne méthodologie aidera votre équipe à atténuer les risques et à protéger les intérêts des parties prenantes.
  • Le budget : Certaines méthodologies exigent que vous fixiez votre budget et que vous le suiviez de près tout au long du cycle de vie du projet, tandis que d’autres offrent un certain degré de flexibilité. Si vous avez besoin de ressources supplémentaires en cours de projet, assurez-vous que votre méthodologie vous permet d’obtenir des fonds ou des membres d’équipe supplémentaires.
  • Taille de l’équipe : Il convient de déterminer si votre équipe est petite et compacte ou si elle est grande et dispersée dans plusieurs départements. Certaines méthodologies sont particulièrement efficaces pour gérer de petites équipes, tandis que d’autres conviennent mieux à l’organisation de grands groupes pluridisciplinaires.

En tenant compte de ces facteurs, vous pouvez rapidement écarter les méthodologies de gestion de projet qui ne conviennent pas à votre équipe et porter votre attention sur les cadres qui sont alignés sur vos objectifs. Ce faisant, vous pourrez acquérir une vision mieux définie et mieux organisée de votre projet, stimuler le moral de votre équipe et améliorer votre efficacité de manière exponentielle.

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